La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a été victime d’une agression sexuelle dans la rue, mardi 4 novembre. En réponse, son gouvernement a proposé une loi pour inciter au dépôt de plainte et à la condamnation des agresseurs.
Cette image circule partout sur les réseaux sociaux depuis deux semaines. Une femme discute avec des personnes dans la rue, un homme s’approche d’elle par derrière puis lui touche les hanches et les seins. Rapidement, l’homme est mis hors de nuire à quelques mètres de la femme par des gardes du corps. Car oui, cette femme, qui pourrait être toutes les femmes de la planète, est la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum.
Sans doute sous le choc de cette agression, elle a préféré attendre le lendemain pour prendre la parole sur le sujet. “Ce n’est qu’après avoir visionné les vidéos que j’ai compris ce qui s’était réellement passé” explique la présidente mexicaine lors d’une conférence de presse, ajoutant qu’elle a porté plainte pour montrer la voie à toutes les femmes du pays.
Les chiffres de l’ONU rappellent bien le phénomène sociétal que traverse le pays : 7 Mexicaines sur 10 ont subi une forme d’agression au moins une fois dans leur vie, depuis leur adolescence. Selon plusieurs médias mexicains, le taux de plainte est de moins de 5 % tant la procédure est difficile pour les victimes.
Claudia Sheinbaum a proposé un plan pour encourager les plaintes et punir les agresseurs. Son gouvernement souhaite une harmonisation des lois sur le harcèlement qui est encore puni de façon très inégale dans les 32 États du Mexique. La loi prendrait en compte les circonstances aggravantes et les auteurs pourraient être puni de quatre ans de prison.
Patricia Mercado, députée de l’opposition interrogée par France 24, pense que le projet n’est pas suffisant. “La loi n’est pas le problème, le problème, c’est l’impunité.” Il faut, selon elle, “faire ce travail avec les hommes” pour les éduquer.