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#MeTooPolice : le collectif #NousToutes témoigne d’un « phénomène systémique »

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Le 15 novembre, le collectif #NousToutes publie sa « grande enquête sur les violences sexistes et sexuelles commises par les forces de l’ordre ». Le #MeTooPolice est alors lancé. 

Le 24 juin, le collectif #NousToutes lance une grande enquête sur les violences sexistes et sexuelles (VSS) commises par les forces de l’ordre. Pendant plus de 3 mois, en concertation avec le média indépendant Discole, #NousToutes collecte 207 témoignages.

Les résultats sont là, soulevant une dure réalité. 15 % des victimes étaient mineures au moment des faits. Si les femmes (47,2 %) et les personnes non binaires (7,4 %) représentent la majorité des victimes, aucun homme cisgenre n’a témoigné en tant que victime. Enfin, près d’un tiers, indique subir des discriminations croisées.

Comme une double peine, 35 % des VSS ont lieu lorsque la victime dépose une plainte ou une main courante pour violence. 14 % des agresseurs agissent lorsque la victime est en garde à vue. C’est le cas dans l’affaire des deux policiers affectés au dépôt du tribunal du Bobigny qui sont soupçonnés d’avoir violé une femme de 26 ans dans la nuit du 28 au 29 octobre alors qu’elle était placée en garde à vue. En réponse, le procureur de Bobigny a annoncé qu’une policière sera désormais systématiquement postée au dépôt la nuit. Pourtant, 6 % des victimes appartiennent à la corporation.

Enfin, si les violences sexuelles représentent la majorité des formes de violences (61 %) les injures s’élèvent à elles seules à 47 % des témoignages. Les VSS commises par les forces de l’ordre sont loin d’être anecdotiques, selon le collectif qui ajoute que « l’uniforme, l’arme de service ou encore l’impunité d’État servent donc à contrôler et à humilier les corps, perçus comme territoires conquis par les forces de l’ordre ».

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