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Lysistrata Média

Diana Russel, militante contre l’apartheid et féministe

Militante contre l’apartheid et féministe, elle définit le mot féminicide. 

 

Née le 6 novembre 1938 au Cap en Afrique du Sud, Diana Russel part s’installer en Angleterre à 19 ans pour ses études en sciences sociales et administration avant de poursuivre ses études aux États-Unis.

 

Diana Russel s’engage contre l’apartheid et rejoint en 1963 le Parti libéral d’Afrique du Sud fondé 10 ans plus tôt. Au cours d’une manifestation pacifiste au Cap, Diana Russel est arrêtée avec d’autres membres du parti. Un évènement qui l’amènera à conclure que les stratégies non-violentes sont inutiles face à la violence et la répression de “l’État policier blanc”. Elle rejoint donc le Mouvement de résistance africaine. Ce mouvement clandestin agit notamment à travers des actes de sabotage. 

 

Mais la lutte contre les politiques d’apartheid n’est pas la seule cause dans laquelle s’engage Diana Russel. 

 

En 1976, elle fait partie des organisatrices du Tribunal International des Crimes contre les Femmes inauguré par la lecture d’une lettre adressée par Simone de Beauvoir. C’est devant cette assemblée de 2000 femmes venues de 40 pays à Bruxelles que Diana Russel aurait défini publiquement les féminicides pour la première fois comme étant le meurtre de femmes par des hommes parce qu’elles sont des femmes. 

 

Sociologue reconnue

Un an plus tard, Diana Russel cofonde l’organisation féministe anti-pornographie Women Against Violence in Pornography and Media. En 1993, elle fonde Women United Against Incest, une association qui soutient les victimes d’inceste.

 

En plus de ces différents mouvements auxquels elle prend part, Diana Russel écrit plusieurs livres sur les questions de violences et violences sexuelles faites aux femmes. 

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