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Lysistrata Média

Suzanne Valadon, artiste-peintre parmi les hommes

Marie-Clémentine Valadon naît le 23 septembre 1865 à Bessines-sur-Gartempe, en Haute-Vienne. Dès l’âge de onze ans, elle travaille comme couturière, blanchisseuse, serveuse et marchande avant de devenir trapéziste pour les cirques Fernando et Molier. Mais une mauvaise chute l’oblige à abandonner sa carrière naissante d’acrobate. 

 

C’est alors qu’à l’age de 15 ans, elle pose pour la première fois en tant que modèle pour le peintre Jean-Jacques Henner sous le pseudonyme de Maria. Elle posera par la suite pour des grands peintres comme Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Renoir ou encore Henri de Toulouse-Lautrec qui lui donnera le pseudonyme de Suzanne. 

 

Refusant d’être une simple modèle, Marie-Clémentine Valadon se lance dans la peinture à 18 ans et signe son premier autoportrait Suzanne Valadon après la naissance de son fils. Si elle était à l’origine l’objet des regards masculins, en peignant, elle inverse les regards en se spécialisant dans les nus tant féminins que masculins. 

L’art dominé par les homme

Mais, contrairement à ses homologues masculins, Suzanne Valadon ne peint pas des femmes idéalisées, mais bien des femmes réelles, puissantes, avec leurs formes, leurs imperfections et leur sensualité. Ses nus sont d’une liberté incroyable, loin des clichés de l’époque.

 

Autodidacte, elle devient l’une des premières femmes à être acceptée au Salon des Indépendants et la première femme admise à la Société nationale des beaux-arts. Un vrai défi dans un monde d’art dominé par les hommes. Elle est une artiste qui incarne le mieux le female gaze. 

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