Chaque semaine, Lysistrata vous donne les cinq actus de la semaine en matière de droits des femmes dans le monde. Cette semaine : une vente aux enchères, des salaires qui explosent et un groupement de policiers qui demandent un fichier pour les récidivistes de violences conjugales.
États-Unis : Kim Kardashian vend ses vêtements pour financer des services juridiques gratuits pour les femmes
Son influence n’est plus à démontrer. Ce vendredi, Kim Kardashian met en vente l’intégralité des vêtements qu’elle a portée dans “All’s fair”, une série dans laquelle elle incarne une avocate. Un rôle proche de la réalité puisque l’influenceuse mondialement connue étudie depuis plusieurs années afin de passer le barreau. Les fonds récoltés lors de la vente seront reversés à la Legal Aid Foundation de Los Angeles. “Le droit à un avocat ne devrait pas dépendre de vos ressources financières. Pour de nombreuses femmes, l’aide juridictionnelle est le seul moyen d’obtenir une ordonnance de protection, un accord de garde équitable ou la possibilité de reconstruire leur vie” explique Kim Kardashian. Elle s’engage ainsi pour que la justice pour tous soit réellement une “justice pour tous”.
Nigéria : Des suspects arrêtés dans l’enquête sur le festival “du viol”
15 suspects ont été arrêtés suite aux allégations d’agressions sexuelles dans un festival communautaire qui a eu lieu dans le sud du Nigéria. Depuis une semaine, des vidéos de ce festival indignent les internautes sur les réseaux sociaux, qui ont qualifié le rassemblement de “festival du viol”. Les vidéos, filmées pendant le festival de la fertilité dans la ville d’Ozoro, montrent des groupes de jeunes hommes qui poursuivent, déshabillent, attouchent et agressent des femmes dans des lieux publics, parfois sous l’œil des caméras. Le porte-parole de la police a qualifié les scènes d’”alarmantes, répugnantes et honteuses” et a indiqué que plusieurs suspects identifiés grâce aux vidéos avaient été arrêtés.
Canada : des policiers réclament un registre public des hommes violents
Un groupement de policiers de Québec plaide pour la mise en place d’un registre public pour les multirécidivistes en matière de violence conjugale. Pour l’instant, les policiers n’ont pas le droit de communiquer les antécédents d’un individu. Une situation compliquée pour les forces de l’ordre : “parfois, on aurait juste envie de dire à la victime : “Fais ton sac, va-t’en, tu es en danger”, confie le président de la fédération des policiers et policières municipaux de Québec, François Lemay, auprès du Journal de Montréal. Ce registre public permettrait un accès direct aux antécédents criminels de leurs compagnons pour les femmes et leurs proches ayant des doutes. Le gouvernement envisage plusieurs autres mesures pour informer les nouveaux partenaires, mais cela demande des expertises sur des centaines, voire des milliers de dossiers.
États-Unis : les basketteuses de la WNBA voient leurs salaires exploser
Un accord financier “historique” a été trouvé entre la WNBA, la ligue de basket féminine nord-étasunienne, et le syndicat des joueuses, après des mois de négociations. Pour la première fois les revenus des joueuses seront liés, dès la saison 2026, à un pourcentage du revenu total de la ligue. Les revenus des joueuses vont ainsi exploser. Le plafond salarial doit passer de 1,5 million de dollars en 2025 à 7 millions de dollars par équipe dès 2026, avec une projection à 11 millions de dollars en 2032. En moyenne, le salaire des joueuses passera de 120.000 à 583.000 dollars annuels, jusqu’à 1 million de dollars en 2032, le minimum passant lui de 66.000 à 270.000 dollars annuels dès 2026. Une belle avancée alors que leurs conditions d’entraînement sont encore très loin de leurs homologues masculins de la NBA.
Afghanistan : plusieurs organisations appellent à la réouverture des écoles pour les filles
Depuis l’arrivée au pouvoir des talibans, les écoles pour filles ont été fermées dès la classe de 6ᵉ. Ce qui devait être une “mesure temporaire” est maintenue depuis cinq ans. Tajudeen Oyewale, représentant de l’UNICEF en Afghanistan déclare sur X : “Chaque fille a le droit d’aller à l’école. Quand les filles apprennent, les communautés se renforcent et l’avenir s’annonce meilleur pour tous.” Le directeur régional de l’UNICEF pour l’Asie du Sud, a, lui aussi, déclaré qu’il était temps pour les écoles afghanes de rouvrir leurs portes aux filles. Les représentants des ambassades anglaises et italiennes dans le pays souhaitent de l’espoir pour les jeunes Afghanes. Selon eux, l’exclusion des femmes et des filles de l’éducation compromet l’avenir du pays tout entier.
Partager :
- Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquer pour envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur Reddit(ouvre dans une nouvelle fenêtre)