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Lysistrata Média

Spécial Mondial de football : Les 5 actualités de la semaine du 14 au 19 juin sur les droits des femmes dans le monde

Chaque semaine, Lysistrata vous donne les cinq actus de la semaine en matière de droits des femmes dans le monde. Cette semaine : alors que les premiers ballons ronds ont foulé les pelouses étasuniennes, canadiennes et mexicaines, Lysistrata vous propose un spécial “5 actus des droits des femmes” autour du mondial de football masculin. 

Médias : les femmes encore inexistantes 

10 sur 150. C’est le nombre de femmes françaises journalistes de sport qui sont sur le terrain pour couvrir le Mondial. SoFoot rappelle que les femmes ne sont guère davantage présentes hors compétition : 17 % dans les rédactions sportives selon une étude publiée par l’association Femmes journalistes de sport et l’enseignante-chercheuse au laboratoire CNRS Arènes Sandy Montañola. Et ce sont les chiffres de la presse écrite qui font le plus peur : 2 femmes seulement parmi les 80 accréditations. Citons les deux médias qui jouent le jeu : Libération et l’AFP. Et ailleurs dans le monde ? Un média sénégalais fait un constat similaire : seulement 6 femmes journalistes pour suivre la sélection nationale, face aux 80 hommes.   

So Foot (12 juin) et Mousso (12 juin) 

Mexique : une présidente absente des tribunes 

Alors que le Mondial a été lancé au Mexique, sa présidente, Claudia Sheinbaum, a fait le choix de ne pas se rendre dans le stade le soir de l’ouverture. Elle a décidé de faire gagner sa place à une femme grande fervente de football. C’est Yolett Cervantes Cuaquehua, 21 ans, originaire de Veracruz, qui a remporté le concours et pu assister au match d’ouverture. La présidente mexicaine a rappelé combien les billets du Mondial étaient hors de prix et inaccessibles à une grande partie des habitants du pays. Pour le premier match, il fallait en effet compter 120 000 pesos, l’équivalent de 6 000 €. “Quelle meilleure représentation du Mexique qu’une jeune femme qui aime le football ?” s’est justifiée la présidente. Claudia Sheinbaum s’est quant à elle rendue dans l’espace de retransmission en direct du Zócalo, une célèbre place au cœur de Mexico. 

Argentine : les parents privés de Mondial en cas de manquement de pension alimentaire 

Plus de 13 000 Argentins sont concernés par la mesure. Si un père ou une mère n’a pas payé la pension alimentaire de son enfant, il ne pourra pas accéder aux stades lors des matchs du Mondial. Le maire de Buenos Aires a fourni la liste des manquements aux autorités étasuniennes. La mesure a déjà été mise en place dans le pays pour d’autres matchs locaux et nationaux, rapporte l’Équipe. “Ceux qui manquent à une obligation aussi fondamentale que nourrir leurs enfants devront en assumer les conséquences, a affirmé Jorge Macri, le maire de Buenos Aires. S’ils ne subviennent pas aux besoins de leurs enfants, l’accès au stade leur sera refusé.” 

L’Équipe (13 juin) 

Arbitrage : Tori Penso en figure de proue

Au total, pour le Mondial et ses 104 matchs, ce sont 52 arbitres centraux, 88 arbitres assistants et 30 arbitres vidéo issus des six confédérations et de 50 associations membres qui ont été retenus par la FIFA. Et parmi eux, l’Étasunienne Tori Penso, qui devient la deuxième femme au monde à arbitrer un match de Coupe du monde masculine après la Française Stéphanie Frappart en 2022. Tori Penso a officié lors du Mondial féminin en 2023 donc pour la première fois lors de ce mondial, jeudi soir. Elle était accompagnée de deux autres femmes arbitres à ses côtés. Le Parisien rappelle combien le parcours de Tori Penso a été semé d’embûches en tant que femme. Elle avait confié à plusieurs reprises avoir failli mettre un terme à sa carrière dans sa jeunesse, après avoir dû fuir à l’issue d’un match de garçons de 16 ans alors qu’elle était poursuivie par trois hommes prêts à en découdre. 

Le Parisien (18 juin) 

Monde : les femmes, 32 % des postes de direction sportifs 

Au sein des fédérations sportives internationales, les femmes occupent un peu plus de 32 % des postes de direction selon une enquête de 2026. Selon la FIFA, les femmes ne représentent qu’environ 5 % des entraîneurs de football enregistrés dans le monde. Et aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, seuls 13 % des entraîneurs étaient des femmes. Y compris dans les compétitions féminines, cette féminisation peine à arriver. En 2023, lors de la précédente Coupe du monde féminine, seules 12 sélections sur 32 avaient une femme à leur tête. La FIFA a décidé, en mars 2026, d’imposer une féminisation de l’encadrement des équipes participant à ses compétitions féminines. À voir si les résultats suivront et si cela se répercutera sur les événements masculins.  

TV5 Monde (11 juin) 

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