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Lysistrata Média

Les 5 actualités de la semaine du 22 au 26 juin sur les droits des femmes dans le monde

Chaque semaine, Lysistrata vous donne les cinq actus de la semaine en matière de droits des femmes dans le monde. Cette semaine : les agressions en hausse en Irlande, le Qatar s’engage contre les violences faites aux femmes et un site français recueille les témoignages de victimes de violences. 

Irlande : le nombre de femmes agressées en augmentation en 2026

Les chiffres du Bureau central des statistiques irlandais révèlent une augmentation de 8 % du nombre de femmes agressées au cours des trois premiers mois de l’année, par rapport à la même période l’an dernier. Les actes dangereux ou de négligence ont augmenté de 6 %, tout comme les infractions liées aux armes et aux explosifs, qui ont également progressé de 6 %. Mais des baisses significatives sont notamment enregistrées pour les homicides et infractions connexes qui ont reculé de 27 %, tandis que les infractions à caractère sexuel ont diminué de 15 %. Le bureau central estime toutefois qu’il existe probablement une certaine sous-déclaration, notamment en ce qui concerne les infractions à caractère sexuel, la fraude et les agressions.

RTE, Irlande, 25 juin 

France : un site en ligne recueille les témoignages de victimes de violences sexuelles

À la suite de l’affaire Lyhanna, le site en ligne Classes-sans-suite.com a été lancé afin de recueillir les témoignages de victimes de violences sexuelles. En une vingtaine de jours seulement, 6 700 témoignages anonymes ont été déposés sur la plateforme. L’une des membres du collectif, Clémence Andrieux explique auprès du Monde leurs objectifs : “Montrer que ces violences sexuelles sont massives, répandues sur tout le territoire. Et nous voulons donner à voir le traitement judiciaire de la majorité de ces affaires.” Parmi ces centaines de témoignages, près de la moitié ont été classés sans suite par la justice. Une façon de montrer que l’affaire Lyhanna n’est pas qu’un fait divers, mais bien un fait dans un système systémique. 

Le Monde, 19 juin 

Brésil : des records de fréquentation dans les stades à un an de la coupe du monde de football féminine

Dans un an pile, du 24 juin au 25 juillet se tiendra la coupe du monde de football au Brésil. Pour l’occasion, la sélection nationale a disputé plusieurs matchs de préparation. La première rencontre, organisée à São Paulo, a attiré 31 336 spectateurs alors que l’équipe féminine a joué en même temps que l’équipe mascyline en préparation pour sa propre coupe du monde. Le second match a eu lieu à Fortaleza avec plus de 55 000 spectateurs venus encourager l’équipe féminine. Ces chiffres marquent un record d’affluence pour le football féminin dans le nord-est du pays. Selon des données locales, 68 % des 55 000 spectateurs étaient des femmes, ce qui montre une évolution du public, de bon augure pour la compétition mondiale l’an prochain. 

The Guardian, 24 juin 

Canada : la province de Québec adopte une loi pour mieux protéger les femmes contre la violence conjugale

La loi “Gabie Renaud” a été adoptée le 11 juin dernier. L’objectif de cette nouvelle loi est de mieux protéger les femmes des violences conjugales. La loi permet à une femme qui craint pour sa sécurité d’obtenir des renseignements concernant les antécédents en matière de violence conjugale d’un partenaire intime. Ainsi, la personne à risque devra remplir un formulaire en ligne ou dans un poste de police, qui sera analysé par la Sûreté du Québec. Les policiers recherchent des informations et les plus pertinentes seront communiquées à la personne. Le nom de la loi a été donné en hommage à Gabie Renaud, présumée tuée en septembre dernier par son conjoint qui avait de lourds antécédents de violence conjugale.

Radio Canada, 11 juin 

Malaisie : la moitié des femmes affirment ne pas pouvoir dire non à des rapports sexuels avec leurs conjoints

Selon une enquête nationale en Malaisie, seule la moitié des femmes du pays affirment pouvoir refuser d’avoir des rapports sexuels avec leur conjoint ou partenaire, tandis que les autres ont affirmé ne pas pouvoir dire “non”. Les trois raisons évoquées par les femmes malaisiennes s’estimant incapables de refuser sont : le devoir conjugal, les convictions religieuses et la peur de provoquer la colère de leur partenaire. Cette enquête est la première enquête d’envergure nationale en Malaisie à examiner la façon dont les femmes malaisiennes sont en mesure de prendre des décisions concernant leur propre corps. Avec ces statistiques, le pays se situe juste au-dessus des régions affichant les scores les plus bas en matière d’autonomie corporelle des femmes, en Afrique centrale et Afrique de l’Ouest notamment. 

MalayMail, 25 juin 

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