Une victoire pour l’avortement en Europe, un droit de droit qui se complique au Etats-Unis… Lysistrata vous donne les 5 actus à retenir cette semaine.
Monde : Les femmes grandes oubliées de l’économie mondiale
“Seulement 4 % des femmes dans le monde vivent dans des pays leur garantissant des droits économiques quasiment égaux à ceux des hommes”. C’est le constat de la Banque mondiale dans un rapport publié le 24 février et portant sur 190 pays du monde. L’institution financière alerte sur une situation qui touche 52% de la population mondiale et bientôt 600 millions de jeunes femmes qui entreront sur le marché de l’emploi. “Si des mesures ne sont pas prises très vite, des millions de jeunes femmes ne pourront pas accéder à un emploi, et les économies en paieront le prix”. Il s’agit de choix économiques que doivent faire les pays pour favoriser l’emploi et à long terme soutenir la croissance. Aujourd’hui, les bons élèves sont l’Espagne, la Croatie et la Slovénie qui forment un trio de tête 100 % européen. De quoi dynamiser les autres pays de l’UE.
UE : Une victoire importante pour le droit à l’avortement
Nous vous en parlions il y a un mois environ, la pétition citoyenne baptisée “Ma voix, mon choix” a recueilli 1,2 million de signatures. Elle a pour but de demander à l’Union européenne un budget destiné à aider les femmes ne disposant pas d’un accès à un avortement à la fois légal et sûr dans l’Union européenne. Jeudi 26, le texte a été approuvé au sein de la Commission européenne. L’institution a reconnu que le Fonds social européen, de 20 milliards d’euros chaque année, pouvait déjà soutenir des initiatives liées à la santé et donc à présent à l’accès à l’avortement. Une grande première.
Ukraine : les femmes premières victimes de la guerre
Depuis le début de l’offensive russe en février 2022, plus de 5 000 femmes et filles ont été tuées et environ 14 000 blessées en Ukraine, selon ONU Femmes. Depuis quatre ans de guerre, plus de 2 870 attaques ont eu lieu contre des structures de santé aggravant encore un peu plus la situation sanitaire du pays. Sur le terrain, les associations féminines sont en première ligne pour fournir de l’aide matérielle, psychologique ou juridique et pourtant elles sont les premières à voir leurs ressources financières s’évanouir. Selon l’ONU, une association sur trois pourrait disparaître dans les six prochains mois si les financements ne reprennent pas, ce qui priverait des dizaines de milliers de femmes de services essentiels à leur survie.
Inde : Un statut marital à l’origine de discrimination
Une femme de 26 ans célibataire a obtenu le droit à l’avortement en Inde. Le tribunal de Bombay reconnaissant une faille dans son texte. En effet, la loi autorise l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse dans le cas où les femmes sont mariées et dans des cas d’urgence médicale pour la femme ou le fœtus. Suite à ce procès, le tribunal établit fermement que le statut marital ne peut servir de fondement à la discrimination entre les femmes en matière de choix reproductifs. Les autorités chargées de la mise en œuvre de la loi sur l’interruption médicale de grossesse sont désormais tenues d’étendre le droit à l’avortement jusqu’à 24 semaines aux femmes célibataires, sans qu’elles aient à saisir les tribunaux pour faire valoir ce droit.
États-Unis : Des accès au vote compliqués pour les femmes mariées et les personnes transgenres
Un projet de loi dans l’Ohio pourrait durcir les règles d’inscription sur les listes électorales à l’échelle nationale. Les autorités prévoient d’exiger une preuve de citoyenneté lors de l’inscription, généralement un passeport en cours de validité ou un acte de naissance. Les associations craignent que cela crée de nouveaux obstacles, notamment pour les femmes et les personnes LGBTQ+ ayant changé de nom légalement. En effet, 69 millions de femmes et 4 millions d’hommes ne possèdent pas de documents correspondant à leur nom légal actuel, ce qui pourrait compromettre leur droit de vote dans l’État. Les partisans du texte, pour la plupart Républicains, affirment que cela éviterait les fraudes, tandis que les détracteurs craignent que les formalités administratives ne découragent les primo-votants, en particulier dans les zones rurales et les communautés défavorisées.
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