États-Unis : le gouverneur de Californie aide les cliniques de santé reproductrice
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom a mis en place un fonds d’urgence de 90 millions de dollars pour aider le Planned Parenthood (Planning familial) et d’autres cliniques fournissant des services de soins de santé reproductive. Cela fait suite à la “Big Ugly Bill”, le budget de l’administration Trump qui vise à supprimer les aides à de nombreuses associations et organisations. Les femmes sont les premières visées par les coupes budgétaires drastiques. La Californie choisit ainsi de s’opposer au président Trump et permet aux femmes de continuer à accéder aux centres de santé reproductrice. Cette annonce fait suite aux 145 millions de dollars que la Californie a déjà fourni pour soutenir le Planned Parenthood depuis l’automne dernier.
Pakistan : une avocate demande la suppression de la taxe sur les produits hygiéniques
Une action en justice historique. Mahnoor Omer, avocate de 25 ans, a décidé de briser le tabou des règles au Pakistan et de garantir l’accès aux protections hygiéniques aux filles et aux femmes. Elle demande au gouvernement de supprimer la taxe sur les produits menstruels et de les classer comme biens de première nécessité plutôt que comme produits de luxe. L’avocate affirme qu’en taxant les produits d’hygiène féminine, le gouvernement pakistanais a bafoué les droits des femmes et des filles à la santé et à l’éducation, entravant ainsi leur pleine participation à la vie publique. La taxe de vente impose une taxe de 18 % sur les serviettes hygiéniques fabriquées localement et une taxe douanière de 25 % sur les produits menstruels importés. Cette surtaxe, cumulée aux autres taxes locales, représente une majoration de 40 % sur les produits menstruels pour les femmes au Pakistan, selon l’UNICEF, ce qui les rend inaccessibles aux plus vulnérables.
Fidji : un débat autour d’un possible congé menstruel de 12 jours par an
Depuis plusieurs jours, un projet de loi est en discussion au Parlement fidjien afin de modifier la loi sur les relations de travail. Cette nouvelle loi propose d’instaurer un congé spécifique aux femmes (incluant le congé menstruel et le congé en cas de fausse couche). Ainsi, les travailleuses pourront utiliser trois de leurs dix jours annuels de maladie pour des menstruations “sévères ou invalidantes”. Mais Nalini Singh, directrice exécutive du Mouvement pour les droits des femmes des Fidji demande plus. “Trois jours… ce n’est pas juste, car nous n’avons pas nos règles que trois mois par an. C’est tous les mois.” Elle ajoute que les règles ne sont pas une maladie et que mettre en place un congé de 12 jours serait une vraie avancée vers la fin de nombreuses discriminations, notamment à l’emploi. Déposé au Parlement fidjien en août dernier, le projet de loi vise à moderniser le droit du travail fidjien. Un rapport final est attendu dans l’année.
Angleterre : un candidat aux élections partielles peu rassurant sur ses positions
Matthew Goodwin a été choisi par le parti Reform UK, conservateur et populiste, pour être le candidat à une élection partielle dans le Grand Manchester, le 26 février prochain. Il a appelé à une “prise de conscience biologique” des femmes et des jeunes filles, tout en exposant son point de vue sur la manière dont la Grande-Bretagne devrait gérer sa “crise de la fertilité”. Le média The Independant a révélé la volonté de Matthew Goodwin de surtaxer les personnes sans enfants à titre de sanction, dans une vidéo de sa chaîne YouTube personnelle, datant de novembre 2024. Lucy Powell, députée travailliste, s’inquiète de la position de ce candidat dans une circonscription berceau des suffragettes et des femmes pionnières : “Le message de Matthew Goodwin aux femmes semble être : “Restez à votre place”. Le candidat Reform et ses équipes ont depuis démenti cet aspect misogyne et appelé à un débat “constructif et mature”.
Bangladesh : les femmes en sursis
127 millions de Bangladais étaient attendus aux urnes cette semaine pour la première élection libre depuis 17 ans. La campagne faisait craindre l’arrivée au pouvoir de Jamaat-e-Islami, un parti politique, islamiste, pakistanais et bangladais. Les membres du parti prônent l’instauration de la charia au Bangladesh. Cela aurait entraîné un contrôle complet des femmes et filles du pays, les privant de tous les droits. “Nous ne voulons pas que le corps de nos femmes soit exposé et lorsqu’elles s’éloignent de chez elles, elles doivent être accompagnées d’un membre de leur famille, d’un proche parent. Ce principe s’applique non seulement aux musulmanes, mais aussi aux femmes d’autres religions” déclarait un membre du parti à la BBC. Mais à l’heure des résultats, c’est un ouf de soulagement. Le Parti nationaliste du Bangladesh est en large tête des estimations et possèdent les deux tiers des sièges du Parlement, notamment grâce aux votes des 18-37 ans qui constituent les 44 % du corps électoral. Quand bien même l’avenir des droits des femmes reste incertain.
Partager :
- Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquer pour envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur Reddit(ouvre dans une nouvelle fenêtre)