Pour la première fois, la France accueille la Conférence ministérielle des diplomaties féministes les 22 et 23 octobre 2025.
Depuis hier et jusqu’à aujourd’hui, la France accueille à Paris la 4ᵉ Conférence ministérielle des diplomaties féministes. Cet événement international rassemble des États ayant adopté une diplomatie féministe officielle comme la Suède, le Canada, le Luxembourg, le Mexique, les Pays-Bas et la France. Cette conférence, qui est le seul événement international de mobilisation sur les droits des femmes hors ONU, a été initiée par l’Allemagne en 2022 puis accueillie par les Pays-Bas en 2023 et le Mexique en 2024.
Lancée le 7 mars dans la Stratégie internationale de la France, la diplomatie féministe fait « des droits des femmes et de l’égalité de genre une priorité de la politique étrangère française » selon le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Pourtant, sans avoir besoin de rappeler les positions du président Trump sur l’avortement, les droits LGBTQ+ ou ceux des femmes, les relations entre la France et les États-Unis dans les domaines économiques, militaires et climatiques ne semblent pas en pâtir. Faute d’avoir été prévenus dans la Stratégie diplomatique féministe 2025-2030 puisque comme rappelé, la diplomatie « doit s’adapter aux contextes géopolitiques ». Mais tout va bien puisque ces deux journées sont (toujours selon le gouvernement) « une opportunité de réaffirmer notre détermination commune à défendre et promouvoir les droits des femmes et de l’égalité de genre, sans accepter aucune régression ». Les coupes budgétaires récentes mettant en péril les associations féministes françaises ne doivent donc pas être considérées comme régressives. Affaire à suivre.