Une première prison pour femme en Australie, une nouvelle définition des abus sexuels au Mexique ou encore plus d’aide pour les victimes d’agression sexuelle au Nigeria. Lysistrata vous donne les 5 actus à retenir cette semaine.
Australie : Une évolution pour les femmes en prison
La première prison exclusivement féminine du Territoire du Nord a ouvert ses portes à Alice Springs. Si l’établissement compte actuellement 35 femmes, il pourra en accueillir 95 une fois les rénovations finies, d’ici fin avril. Selon le commissaire des services correctionnels du Territoire du Nord Matthew Varley, il y aurait en moyenne 180 femmes incarcérées chaque jour dans le système pénitentiaire du Territoire du Nord. L’enjeu de cette prison pour femme est de taille puisque jusqu’à présent, les femmes incarcérées étaient placées dans un bloc situé au milieu des détenus masculins. Une situation jugée dangereuse pour les détenues qui, selon le syndicat des gardiens de prison, devaient passer devant les hommes (parfois ceux ayant commis des violences à leur encontre) pour accéder à leurs avocats ou à des soins médicaux. Les femmes incarcérées avec des hommes auraient également une réinsertion plus compliquée. Cette avancée dans le système pénitentiaire Australien ne s’arrête pas là puisqu’une seconde prison pour femme est prévue à Darwin.
Europe : Les femmes trans sont des femmes
Le 12 février dernier à Strasbourg, le Parlement européen a adopté une résolution appelant à la “pleine reconnaissance des femmes trans comme femmes” dans l’ensemble des politiques d’égalité de genre de l’Union européenne. Approuvé par 340 voix pour, 141 contre et 68 abstentions, ce texte est non contraignant. Il s’agit d’une recommandation et non d’une obligation s’inscrivant dans les positions que l’Union européenne compte défendre à l’occasion de la 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies qui se tiendra en mars prochain à New York. Dans son texte, le Parlement européen insiste sur “l’importance de la pleine reconnaissance des femmes trans comme femmes, en notant que leur inclusion est essentielle à l’efficacité de toute politique d’égalité de genre et de lutte contre les violences”. Si la résolution n’est pas contraignante, ayant été adoptée par une majorité transpartisane, elle reste un message politique fort.
Mexique : Une nouvelle définition des abus sexuels
Le 18 février, après trois heures de débats, la Chambre des députés mexicaine a approuvé la réforme qui élargit la définition de l’abus sexuel. Proposé par la présidente Claudia Sheinbaum, le texte prévoit que le silence ou l’absence de résistance de la part de la victime ne peuvent être interprétés comme un consentement. Par 341 voix transpartisanes, les députés ont également approuvé la réduction des années de prison pour les personnes ayant commis le crime. Selon des députés, la proposition établit que les abus sexuels incluent “tout acte sexuel accompli sans consentement : toucher, caresses, exhibitions ou représentations sexuelles explicites”. Ainsi, une définition plus précise devrait éviter les failles juridiques, jusque-là possibles.
Nigeria : vers plus d’aide pour les victimes d’agression sexuelle
Le 19 février dernier, la ministre des Affaires féminines et de Développement social, Imaan Sulaiman Ibrahim, a annoncé l’ouverture d’un Centre de référence pour les agressions sexuelles dans l’État d’Abia. Le centre devrait fournir des services confidentiels incluant des soins médicaux, un soutien psychologique, une orientation juridique et un accès coordonné à la justice. Pour la ministre, ce centre est d’autant plus nécessaire que des réponses fragmentées aux demandes d’aide des victimes aggravent les traumatismes et affaiblissent les résultats de la justice. Un système de protection structuré et institutionnalisé semble alors nécessaire. Depuis novembre 2025, 50 centres ont été ouverts dans 24 États du Nigeria. Ils auraient aidé en tout 58 134 victimes d’agressions sexuelles.
Russie : Un recul de l’accès à l’IVG
Dans son rapport annuel de 2026, l’ONG Human Rigth Watch tire la sonnette d’alarme en Russie, notamment sur les droits reproductifs. Selon le rapport, le nombre de régions russes qui limitent le droit à l’avortement continue d’augmenter. En janvier 2025 à Sébastopol, une femme de 29 ans a été sanctionnée pour avoir publié sur les réseaux sociaux un message faisant la promotion d’un “style de vie insouciant”. Cette sanction est la première depuis l’interdiction russe de la “propagande d’un mode de vie sans enfants” entrée en vigueur en décembre 2024. Dans la région de Vologda, au nord-ouest de la Russie, des médias ont rapporté des refus de la part du personnel médical de pratiquer des avortements suite à l’annonce du gouverneur de mettre fin à l’IVG dans la région. Des procureurs ont engagé des poursuites contre deux hôpitaux reconnus coupables et condamnés à une amende pour avoir illégalement refusé des avortements.
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