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Lysistrata Média

Les Iraniennes enfin à moto, une première joueuse noire dans l’équipe olympique étasunienne de hockey sur glace… : les 5 actus de la semaine sur les droits des femmes

Iran : La liberté de rouler

Les femmes iraniennes ont désormais le droit de passer le permis de conduire et de conduire une moto. Si jusque-là la loi iranienne ne leur interdisait pas explicitement la conduite de motocycles, en pratique les responsables refusaient de leur délivrer des licences. Cette décision met fin à des années d’ambiguïté  qui permettait de déclarer une femme responsable dans un accident quand bien même elle n’en n’était pas la cause. Cette mesure pourrait réduire les inégalités entre les femmes et les hommes en Iran en donnant plus de liberté de mouvement aux femmes. 

 

Belgique : Des avocats plus accessibles

 

Les victimes de violences sexuelles ou conjugales auront désormais accès à une assistance juridique gratuite auprès d’un avocat spécialisé. Si le Lawyers Victim Assistance-project qui offre cette aide existe depuis trois ans, l’avocate Barbara Huylebroek a annoncé auprès du VRTNWS (média belge), son extension sur tout le territoire national belge. Les avocats qui offrent cette aide durant les quinze premiers jours doivent être formés sur la question. Une période de transition risque d’être nécessaire dans certaines régions. Ce projet a pour objectif d’accompagner et rassurer les victimes pour qui les frais d’avocats peuvent être un frein au dépôt de plainte. La Fondation des Femmes estime que les frais d’avocat pour la victime coûtent en moyenne 6 000 euros sur l’ensemble de la procédure. 

 

France : Nos mascus ont du talent 

En début de semaine, le 39 19 (numéro d’appel pour les femmes victimes de violences) a fait preuve d’une belle initiative. Depuis le 2 février, les victimes de violences conjugales peuvent désormais témoigner sur une plateforme numérique. Le chat accessible du lundi au vendredi de 13h à 20h peut être, pour certaines, plus sécurisant qu’un appel. Mais l’actualité  autour du 39 19 ne s’arrête pas là. Toujours cette semaine, le centre d’appel a fait part d’appels coordonnés saturant la ligne en insultant et critiquant les écoutantes. Une action tout droit venue de groupes masculinistes ayant pour objectif d’entraver la mission d’accompagnement du standard.  

 

Égypte : Merci ? 

Lors d’une conférence le 1er février 2026 au Caire, le Grand Imam de la mosquée  al-Azhar a annoncé un ensemble de décisions à propos des droits des femmes, prises par le conseil des séniors d’al-Azhar, l’université sunnite de la capitale égyptienne. Parmi elles se trouvent : le principe d’égalité entre hommes et femmes en matière de droits et de devoirs, le droit pour les femmes d’occuper tous les postes pour lesquels elles sont qualifiées, y compris les postes gouvernementaux supérieurs ou encore l’interdiction de violences domestiques contre les femmes. Il faut cependant noter que certaines avancées sont soumises à des conditions. Si les femmes peuvent à présent voyager sans tuteur, cela est possible à condition que “leur voyage soit sûr”. Il convient de noter que les conditions d’un voyage sûr restent décidées… par des hommes. 

 

JO de Milan : Laila Edwards, un nom à retenir

Les Jeux Olympiques de Milan-Cortina commencent aujourd’hui mais le tournoi  de hockey sur glace a quant à lui débuté hier. Ainsi, le 5 février l’équipe féminine de hockey sur glace étasunienne a pu célébrer sa victoire (5-1) face à la Tchéquie. En plus du score gagnant, les joueuses ont fêté une autre avancée. Pour la première fois depuis l’arrivée du hockey féminin aux JO en 1998, une femme noire a joué pour les États-Unis lors d’un tournoi olympique de hockey. Il s’agit de Laila Edwards. À  seulement 22 ans, elle devient un modèle pour beaucoup de petites filles afro-étasuniennes. Laila Edwards rejoint la liste des pionnières dans ce sport, comme Sarah Nurse, la première femme noire à remporter une médaille d’or en hockey sur glace aux Jeux olympiques de 2022. Julie Chu a été la première Américaine d’origine asiatique à jouer pour l’équipe des États-Unis aux Jeux olympiques de 2002. Abby Roque a été quant à elle, la première femme autochtone à représenter l’équipe des États-Unis aux Jeux olympiques de 2022.

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