Monde : une pénurie mortelle
980 000 sages-femmes supplémentaires seraient nécessaires dans 181 pays du monde pour permettre à toutes les femmes de recevoir les soins adéquats avant, pendant et après une grossesse. Ce chiffre vient d’une étude publiée le 16 janvier dernier. Toujours selon cette étude, l’Afrique ne compterait que 40 % des sages-femmes qui lui sont nécessaires, la Méditerranée orientale 31 % et les Amériques seulement 15 %. “Ce n’est pas seulement un problème de main-d’œuvre, c’est aussi un problème de qualité et de sécurité pour les femmes et les bébés”, annonce Anna af Ugglas, directrice générale de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM) et l’une des auteures de l’étude. En effet, les recherches montrent qu’un accès aux soins dispensés par une sage-femme pour toutes pourrait éviter deux tiers des décès maternels, néonatals et mortinaissances.
France : une révision du code civil attendue
Ce mercredi 21 janvier, la commission des lois de l’Assemblée nationale s’est penchée sur l’abolition de la notion de « devoir conjugal » en droit français. Cette notion est dangereuse puisqu’elle sous-entend que le mariage crée une obligation sexuelle entre les époux. En janvier 2025, la France avait été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour cette notion. En 2019, la justice française s’en était servie pour justifier une décision dans un divorce aux torts exclusifs reposant sur une femme qui avait refusé d’avoir des relations sexuelles avec son mari. La proposition de loi déposée en décembre 2025 veut entre autres préciser dans le Code civil (article 212) que chaque époux « respecte le consentement de l’autre ». La proposition de loi doit maintenant être discutée en séance publique à l’Assemblée nationale puis au Sénat.
Etats-Unis : les femmes marchent pour leurs droits
Chaque troisième samedi de janvier, les femmes de l’Idaho rejoignent les femmes de tous les États-Unis dans le cadre de la Marche nationale annuelle des femmes. Le 17 janvier dernier, pour la neuvième fois, les femmes de l’Idaho se sont donné rendez-vous pour défendre leurs droits autour du thème « le pouvoir féministe est le pouvoir du peuple ». La foule s’est rassemblée devant les marches du Capitole de l’État à Boise pour protéger les espaces éducatifs. La première marche nationale des femmes a eu lieu le 21 janvier 2017 après la première investiture de Donald Trump.
Chili : une nomination qui fait mal
Le président d’extrême droite chilien fraîchement élu José Antonio Kast a annoncé son premier gouvernement mardi 20 janvier. Il a nommé ministre des Femmes et de l’Égalité des genres Judith Marin Morales du Parti Social Chrétien. Cette dernière, fervente opposante à l’avortement, avait en 2025 proposé que le ministère, vieux de 35 ans, soit évalué pour une potentielle suppression. Judith Marin défend la « famille naturelle » hétérosexuelle et a crié « retour au Seigneur » au Sénat lors d’un vote visant à dépénaliser l’avortement dans des circonstances restreintes. Une nomination qui n’étonne pas pour autant les Chiliens au vu des croyances et positions anti-avortement du président Kast. “Le problème n’est pas leur foi ni leur identité personnelle. Le problème, c’est qu’il comprend par “politique pour les femmes” quelqu’un qui, avant de prendre ses fonctions, remettait en question l’existence même de l’institution qu’il dirige aujourd’hui” estime deux employées du ministère dans un média chilien.
Sport : un soutien qui fait du bien
Le joueur de rugby français Thibaud Flament, sélectionné pour le Tournoi des six nations, a annoncé manquer la première rencontre face à l’Irlande le 5 février. Le deuxième ligne s’est confié au journal l’Équipe vouloir être aux côtés de sa femme souffrante d’endométriose pour sa PMA. En s’exprimant publiquement sur ce que le sélectionneur de l’équipe de France de rugby avait qualifié de « raisons personnelles », Thibaud Flament refuse de faire de l’endométriose un sujet tabou. Une prise de décision qui fait du bien quand, la même semaine, le Haut Conseil à l’Égalité annonce que 10 millions de Français adhèrent à une forme de sexisme radical.