Les femmes au cœur des conflits dans le Balouchistan
Selon les sources locales, ce sont entre 12 et 18 femmes qui ont disparu dans la région du Balouchistan, dans la partie ouest du Pakistan. Elles ont été emmenées lors deraids des forces armées pakistanaises. Ces incidents ont été qualifiés par le mouvement de protection des droits de l’homme, le BYC (Baloch Yakjehti Comittee), de punition collective. Il s’agit d’une pratique interdite dans le droit international : “plutôt que de poursuivre des individus par le biais de procédures légales, de telles pratiques pénalisent les familles et les communautés, créant la peur et la coercition” explique le BYC. Dans cette région tampon située entre le Pakistan, l’Iran et l’Aghanistan, les tensions sont fréquentes et les violences ne font que s’amplifier. Au départ, les arrestations concernaient les hommes, des professeurs, journalistes ou politiciens, mais depuis début décembre environ, les femmes sont devenues la cible, y comprit des femmes enceintes.
L’Angleterre s’attaque à Grok
“Si X ne peut contrôler Grok [ndlr, l’intelligence artificielle présente au sein du réseau social X], nous le ferons – et nous le ferons vite”, a déclaré le premier ministre britannique, Keir Starmer, lundi 12 janvier face au Parlement. La loi britannique interdit déjà le partage d’images à caractère sexuel sans le consentement, mais cette fois, le gouvernement veut aller plus loin. La ministre de la technologie anglaise, Liz Kendall a annoncé la création d’une nouvelle infraction pénale qui “interdira aux entreprises de fournir des outils conçus pour créer des images intimes non consenties, s’attaquant ainsi au problème à la source”. Cette infraction est actuellement en examen dans un projet de loi. De nouvelles dispositions doivent entrer en rigueur dans les prochains jours pour interdire la création et même la demande de création des images intimes non consenties. La ministre a par ailleurs qualifié les images de femmes et d’enfants dévêtus, générées par intelligence artificielle sans consentement, “d’armes de violence”.
Une présidente à égalité avec les dirigeants mondiaux
La présidente de la Tanzanie Samia Suluhu Hassan a été sacrée “Tyran de l’année” par l’ONG britannique Index on Censorship. Le prix qui se veut satirique vise à dénoncer la situation dans le pays, la répression de la contestation et les attaques contre la liberté d’expression. Et pour une fois, c’est une femme (seule dans la liste) qui a donc eu droit à ce prix face à des adversaires féroces : Donald Trump, Benjamin Netanyahu ou encore Vladimir Poutine. L’ONG britannique souligne l’importance de ce prix, en 2022, en désignant un ancien président mexicain. Le débat avait été ouvert dans le pays sur la liberté d’expression. Samia Suluhu Hassan est accusée d’arrestations d’opposants et une répression sanglante des manifestations, sur fond de coupures d’internet.
Les violences toujours plus fortes contre les Bangladaises
Les attaques contre les filles, femmes et minorités religieuses ont fortement augmenté au Bangladesh. Selon les données de la police, les faits de violence fondés sur le genre ont été plus importants entre janvier et juin 2025 que sur la même période en 2024. Les femmes et les filles subissent des abus verbaux, physiques et numériques et réduisent leur capacité à parler par peur de la violence. Dr. Fauzia Moslem, présidente du Conseil des femmes du Bangladesh et citée par Human Right Watch, attribue cette augmentation à une montée de l’activité et de la rhétorique par les groupes religieux qui cherchent à restreindre la libre circulation et la participation des femmes à la société. Alors que les premières élections depuis la révolution de la mousson doivent se tenir le 12 février, 30 des 51 partis politiques n’ont pas de femmes candidates.
La liberté en fumée
En Iran, depuis le début de la contestation, les femmes sont nombreuses à manifester dans les rues. Alors que le pays est privé d’Internet, les bilans humains sont plus que difficiles à établir. Les associations et ONG s’accordent sur une fourchette large de 3 000 à 12 000 personnes tuées ou bientôt excutées. Parmi elles, les femmes risquent, elles aussi, la torture, des viols, de mauvais traitements et des procès arbitraires. Cela ne les empêche pas de poster sur les réseaux sociaux des vidéos d’elles, allumant des cigarettes grâce au feu issu des portraits brûlants de l’ayatollah Ali Khamenei, cheveux au vent et faisant parfois des doigts d’honneur à la caméra. Elles sont les symboles du mépris ultime du pouvoir en place et réclament leur liberté perdue.