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Lysistrata Média

Les 5 actualités de la semaine du 18 au 22 mai sur les droits des femmes dans le monde

Chaque semaine, Lysistrata vous donne les cinq actus de la semaine en matière de droits des femmes dans le monde. Cette semaine : les premiers mariages homosexuels en Pologne, une journaliste récompensée pour son travail d’investigation et Javier Bardem critique la “masculinité toxique” de plusieurs dirigeants.  

Pologne : les deux premiers mariages homosexuels reconnus 

Les 14 et 15 mai derniers, deux unions homosexuelles ont été reconnues pour la première fois en Pologne. L’un des mariages est un couple qui s’était marié en 2018 à Berlin. La Pologne refusait jusqu’à présent de transcrire les mariages homosexuels contractés par ses ressortissants dans d’autres pays de l’UE, malgré une condamnation de la Cour de justice de l’Union européenne en novembre 2025. Plusieurs médias polonais estiment que le gouvernement conservateur de Donald Tusk a cédé en partie pour des raisons électoralistes, afin de séduire son aile la plus à gauche. 

 

(Courrier international, 18 mai) 

Cinéma : Javier Bardem critique la “masculinité toxique” de Trump, Poutine et Nétanyahou

Interrogé lors d’une conférence de presse sur un film présenté à Cannes, l’acteur Javier Bardem a ciblé les trois dirigeants étasunien, russe et israélien, responsables selon lui de milliers de morts dus à leur “masculinité toxique”. Faisant un comparatif avec son personnage dans le film “L’être aimé” de Rodrigo Sorogoyen, il a estimé que M. Trump, M. Poutine ou M. Nétanyahou ont des attitudes dangereuses. “C’est le grand bonhomme qui dit “ma bite est plus grosse que la tienne et je vais te bombarder la gueule”a dénoncé Javier Bardem. L’acteur a aussi déclaré : “Nous, en tant qu’hommes, nous devons soutenir les femmes, il ne faut plus qu’elles soient victimes. Quand elles essayent d’avancer, elles ont raison de dénoncer les abus, par exemple”. 

Afghanistan : le mariage des enfants reconnu légalement 

Le mariage des enfants n’est pas interdit sous le régime des talibans en Afghanistan. Mais une nouvelle loi sur le divorce renforce encore les unions avec les jeunes filles. Approuvé la semaine dernière, le texte indique qu’une fille qui affirme avoir été mariée contre son gré ne peut pas divorcer si son mari s’y oppose. Une femme ne peut divorcer uniquement en cas d’absence ou de non-assistance financière de son mari. Selon une estimation, depuis que les talibans ont interdit l’accès à l’éducation aux filles de plus de 11 ans, environ 70 % d’entre elles ont été contraintes au mariage précoce ou forcé, et 66 % de ces mariages concernent des filles de moins de 18 ans.   

 

(The Guardian, 22 mai)

Canada : le producteur Gilbert Rozon renonce à son appel contre 9 femmes

Le producteur canadien, à l’origine de plusieurs émissions de divertissement à la télévision, Gilbert Rozon a été accusé en 2017 de viol et d’attentat à la pudeur. Il avait d’abord été acquitté, avant que les victimes reçoivent le feu vert de la Cour suprême en 2020 pour déposer neuf poursuites civiles individuelles, ensuite réunies en une seule instance. Les neuf femmes réclamaient un total de 14 millions de dollars pour des viols, des agressions et des inconduites sexuelles commises par Gilbert Rozon lorsqu’elles avaient entre 15 et 35 ans. Après le procès en civil, l’homme avait été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur huit des neuf femmes. Il souhaitait faire appel, mais le cabinet d’avocat des neuf femmes, rassemblé sur le nom “les Courageuses” a annoncé le 21 mai que Gilbert Rozon renonçait et devrait verser 930 000$ au groupe.

 

(Radio Canada, 21 mai) 

États-Unis : La journaliste d’investigation Hannah Natanson récompensée d’un Pulitzer

La journaliste Hannah Natanson a fait partie de la cellule d’investigation du Washington Post qui a enquêté sur la tentative du coup d’État au Capitole en 2022. Début janvier, le domicile d’Hannah Natanson a été perquisitionné par le FBI dans le cadre d’une enquête visant un contractuel travaillant pour le gouvernement et accusé de rétention illégale de documents gouvernementaux classifiés. Elle menait alors une enquête consacrée aux dérives de l’administration Trump. “Le journalisme est une lumière dans l’obscurité” a déclaré la journaliste alors qu’elle recevait le prix Pulitzer, récompensant chaque année la presse et de la littérature étasuniennes. 


(Libération, le 5 mai) 

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