Une étude montre le lien entre chaleur et naissances prématurées. Plus les températures augmentent et plus les femmes enceintes ont de risques d’accoucher avant le terme.
Durant les périodes de fortes chaleurs, les femmes enceintes auraient plus de risque d’accoucher prématurément. C’est ce que montre une étude à paraître dans “Environment International” en juin, d’après les données d’un grand nombre de chercheurs internationaux, principalement dirigé par Carmen Iñiguez (Université de Valence) et Coral Salvador (Université de Berne).
Cette étude montre le lien entre la chaleur ambiante et les naissances prématurées. Selon les chercheurs, environ 1,4 % des accouchements précoces durant la saison chaude sont directement imputables aux températures élevées. Les conclusions sont basées sur l’analyse de 36,6 millions de naissances survenues durant la saison chaude, provenant des données de 250 localités réparties dans treize pays sur tous les continents, à l’exception de l’Afrique.
Un déclenchement à court terme
Selon les résultats de l’étude, la chaleur influence les naissances prématurées en agissant comme un déclencheur du travail. Et ce à très court terme. Les chercheurs estiment que le risque le plus élevé est observé de 0 à 1 jour après l’exposition à la chaleur. Le chaud raccourcit alors la durée de gestation, particulièrement en fin de grossesse, au 8ᵉ et 9ᵉ mois. Mais les conclusions montrent également que les chaleurs ont un impact sur les grossesses arrivées à terme, suggérant qu’elles peuvent précipiter le travail même chez des fœtus matures et en bonne santé.
La chaleur engendre de nombreux changements dans le corps des femmes enceintes : une inflammation, un stress oxydatif et une vasoconstriction, ce qui peut endommager le placenta et perturber la croissance intra-utérine. Mais aussi des modifications hormonales, de la déshydratation, une augmentation de pathologies comme le diabète gestationnel…
Les femmes jeunes et précaires plus à risque
Les chercheurs notent que le risque de naissances prématurées augmente de manière presque linéaire avec l’élévation des températures pendant la saison chaude. Ainsi, la chaleur modérée augmente le risque de 2,80 %, tandis que la chaleur extrême l’augmente de 3,80 %. Les populations les plus à risques sont dans les zones occidentales où l’adaptation aux fortes chaleurs est la plus compliquée.
L’analyse révèle aussi que les femmes enceintes vulnérables, notamment les plus jeunes (moins de 25 ans), les moins diplômées ou celles vivant dans la précarité, présentent un risque accru. Cette étude souligne l’urgence de mettre en place des stratégies de protection pour les futures mères face au réchauffement climatique.
Partager :
- Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquer pour envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur Reddit(ouvre dans une nouvelle fenêtre)